top of page

Les Larmes de Sirène
 

Exposition

Exposition en duo avec le designer Lionel Dinis Salazar à La Chapelle des Dames Blanches de La Rochelle, du 7 Juillet au 6 Septembre 2026.

Duo exhibition with designer Lionel Dinis Salazar at La Chapelle des Dames Blanches in La Rochelle, from July 7 to September 6, 2026.

photos © Ophélie Maurus

L’exposition Les Larmes de Sirène, présentée à la Chapelle des Dames Blanches par Manon Diemer et Lionel Dinis Salazar, mène une réflexion artistique incisive sur la mutation écologique de nos océans. La Rochelle, cité maritime historique, devient le point névralgique d’un écosystème altéré; les artistes imaginent une ère où la nature ne subit plus la pollution, mais la métabolise. C’est cette tension, là où l’esthétique du merveilleux se confronte au contact d’une réalité dystopique, qui marque l’avènement d’un nouveau paradigme.

Les Larmes de Sirène détourne une expression poétique donnée aux billes de microplastiques dans les eaux. Ces résidus quasi invisibles, irréversiblement incrustés dans les fonds marins, symbolisent une contamination de nos océans sans retour possible.

 

Pensée comme une archéologie spéculative, l’exposition emprunte au diorama naturaliste la posture de chercheurs compilant les premières reliques d’une biodiversité sous-marine en pleine mutation. Les artistes mettent en scène de troublantes hybridations à la lisière du vivant et du déchet synthétique.

Des bas-reliefs gravés dans l’aluminium y côtoient des artefacts repêchés des abysses. À l’image d’une chaise en plastique phagocytée par des coquillages chimériques, l’objet manufacturé devient le nouveau récif. Coquillages, crustacés et algues ne subissent plus la pollution plastique : ils l’ingèrent et l’assimilent comme une extension structurelle de leur morphologie. Ces organismes hybrides oscillent entre prolifération organique et logique quasi industrielle, dessinant une nouvelle taxonomie du vivant. 

 

Les coquilles se nourrissent de polymères et fusionnent avec eux, intensifiant l’éclat de leur nacre.

À travers ce dialogue poreux entre métal, sculpture et installation, le projet révèle une vertigineuse « fossilisation inversée » : ce n’est plus la nature qui sédimente le pétrole, mais la pétrochimie qui retourne vampiriser et reconfigurer le monde marin jusque dans ses strates et ses organismes les plus microscopiques. 

Naviguant entre archive scientifique et mise en scène phénoménologique, l’exposition Les Larmes de Sirène sonde notre capacité à esthétiser la dystopie. L’exposition génère une zone d’éco-anxiété sourde où la beauté fascinante, devenue indissociable de la contamination, dresse le portrait d’une transformation de notre écosystème d’ores et déjà à l’œuvre.

​

Lionel & Manon, mai 2026

The exhibition "Les Larmes de Sirène" (Mermaid’s Tears), presented at the Chapelle des Dames Blanches by Manon Diemer and Lionel Dinis Salazar, offers an incisive artistic reflection on the ecological transformation of our oceans. La Rochelle, a historic maritime city, becomes the focal point of an altered ecosystem; the artists envision an era in which nature no longer merely suffers pollution but metabolizes it. It is this tension—where the aesthetics of the wondrous collide with a dystopian reality—that marks the emergence of a new paradigm.

"Les Larmes de Sirène" reinterprets the poetic term used to describe microplastic pellets found in the water. These nearly invisible residues, irreversibly embedded in the seabed, symbolize an irreversible contamination of our oceans.

​

Conceived as a form of speculative archaeology, the exhibition adopts the stance of researchers—akin to those creating natural history dioramas—compiling the early relics of an underwater biodiversity in flux. The artists stage unsettling hybrid forms that exist on the boundary between living matter and synthetic waste.

Aluminum bas-reliefs sit alongside artifacts salvaged from the depths. In a striking example—a plastic chair consumed by chimeric shells—the manufactured object transforms into a new kind of reef. Shellfish, crustaceans, and algae no longer merely suffer the effects of plastic pollution; instead, they ingest and assimilate it, incorporating it as a structural extension of their own morphology. These hybrid organisms hover between organic proliferation and a quasi-industrial logic, delineating a new taxonomy of life.

​

The shells feed on polymers and fuse with them, intensifying the luster of their nacre.

Through this porous dialogue between metal, sculpture, and installation, the project reveals a dizzying "reverse fossilization": it is no longer nature that turns organic matter into petroleum, but the petrochemical industry that returns to vampirize and reconfigure the marine world, reaching down to its deepest strata and most microscopic organisms.

Navigating between scientific archive and phenomenological staging, the exhibition "Les Larmes de Sirène" probes our capacity to aestheticize dystopia. It creates a zone of low-level eco-anxiety where mesmerizing beauty—now inseparable from contamination—portrays a transformation of our ecosystem that is already underway.

​

Lionel & Manon, may 2026

«Mare Mundus»

Dessin au stylo sur papier, 60 x 84 cm, Manon Diemer.

«Mare Reliquae»

Installation de sculptures en plastique recyclé, Lionel Dinis Salazar.

«Corallium»

Dessin embossé sur aluminium, 60 x 80 cm, Manon Diemer.

«Fusurae»

Chaise sculpture en plastique recyclé Lionel Dinis Salazar.

«Lux Abyssus» 
Tableau en 5 parties, dessins embossés sur aluminium, 60 x 89 cm.

Manon Diemer et Lionel Dinis Salazar.

«Echinoidea » , Dessin embossé sur aluminium, 
60 x 80 cm. Manon Diemer.

«Mirabilia n°7», ↑
Cadre en fil de coquille Saint Jacques, 25 x 25 cm, Lionel Dinis Salazar. Dessins embossés sur aluminium, Manon Diemer.

«Lux Abyssus» 
Tableau en 5 parties, dessins embossés sur aluminium, 60 x 89 cm.

Manon Diemer et Lionel Dinis Salazar.

«Corona Abyssi» 
Lustre impression 3D, parement minéral, 
50 x 70 cm. Lionel Dinis Salazar.

«Corallum Floris» 
Dessin embossé sur aluminium, 
30 x 40 cm. Manon Diemer.

«Mirabilia n°10», 
Cadre en fil de coquille Saint Jacques, 25 x 25 cm, Lionel Dinis Salazar. Dessins embossés sur aluminium, Manon Diemer.

«Lux Abyssis» détail
Dessin embossé sur aluminium, 60 x 80 cm,

Manon Diemer et Lionel Dinis Salazar.

«Mirabilia n°4», 
Cadre en fil de coquille Saint Jacques, 25 x 25 cm, Lionel Dinis Salazar. Dessins embossés sur aluminium, Manon Diemer.

«Crypta» 
Dessin embossé sur aluminium, 
30 x 40 cm. Manon Diemer.

bottom of page